Les premiers couples sont plus ou moins proches.
Leur nombre (quatorze) est beaucoup plus important que le nombre de familles que l'on a estimé par calcul : 3 à 5
En dehors des deux actes notariés concernant Charles, que nous venons de voir, je ne dispose pas d'autres données qui permettraient de les faire converger plus haut dans le temps.
Cependant, l'analyse détaillée des témoins, parrains et marraines permet de montrer que la dispersion est plus faible que ce qui apparaît en premier.
Les rapports exacts entre les différentes familles ne peuvent pas être complètement précisés.
Cependant, on observe trop de témoins communs, dans les mariages ou les décès, de parrains et/ou de marraines entrecroisés pour que le seul hasard préside à ces choix.
Comme on s'intéresse au patronyme, les filles et les garçons sans descendance ne sont pas pris en compte dans ce qui suit.
Le groupe B est formé de 10 couples
Ces dix couples ont des descendances plus ou moins importantes.
Les actes de mariages de ces couples ne sont pas connus, car ils ont eu lieu avant 1668, date de début des registres.
Ce sont donc leurs enfants qui les définissent.
Dans les trois premières générations, tout se passe à Thenelles, à l'exception de quatre mariages, à Ribemont, à Noyales (à 12 kms de Thenelles) et à Saint-Quentin.
Ils ne sont pas suivis d'implantations locales : les descendances, quand on les a, sont à Thenelles.

Voyons maintenant comment on peut effectuer des rapprochements.
En 1675 meurt Claude Guerdoux, frère de
En 1674, Jean Boulanger épouse Marie Thomas.Les parents de Jean sont très peu lisibles. Mais Claude Guerdoux onqule (sic) est présent. Or Jean est le fils de Jean Boulanger et d'Anthoinette Guerdoux. Donc Anthoinette est une sour de Claude.
En 1681, Pierre fils de Simon, se marie. Il a pour témoin Jean Boulanger cousin germain dont on vient de voir qu'Anthoinette Guerdoux est la mère.
En 1684, Eloy Chastelain est témoin du mariage de Claude, fils de Simon. Il est clairement désigné comme le mari de la marraine de Claude, également prénommée Anthoinette. Cette Anthoinette est donc également proche de Simon. Mais ce n'est pas la même que celle qui épouse Jean Boulanger, car les actes de décès les distinguent clairement, respectivement en 1690 et 1698, leurs époux étant indiqués.
Ces premiers résultats indiquent que Pasquier, Claude, Anthoinette et Simon sont de la même fratrie, dont on ne connaît pas les parents. Et qu'une deuxième Anthoinette en est proche.
Cette fois, rien n'indique que Anthoine fasse partie de la fratrie de Pasquier. La date de naissance que l'on calcule pour lui © 1634 rend même plutôt difficile de le l'envisager car les dates calculées pour Pasquier © 1612 et Claude © 1615 font plutôt penser à deux générations différentes. Sauf à obtenir d'autres informations, on envisagera donc un cousinage, sans pouvoir préciser plus.
Ses petits- enfants Louis 1685 et Magdeleine 1680 ont pour parrain Simon © 1660, fils d'Anthoine. Deux autres, Anthoine 1682 et Marie Jeanne 1692 ont pour marraine Marie Lemaire, la femme d' Anthoine . Et Louise 1680 a pour parrain Louis d'Anthoine.
On notera de plus que Louis est relié à Simon ~1631, car sa petite fille Madeleine 1688 a pour parrain François de ce Simon.
On peut se demander si Anthoine © 1634 et Louis ~1629 ne sont pas frères. En effet, ils ont épousé respectivement Claude et Anne Mainnevret dont on montre qu'elles sont toutes deux sours de Julien.
On sait que ce type de mariages entre frères et soeurs est surtout classique quand l'intérêt s'en mêle.
Or, Julien Mainnevret était probablement un possédant, en tant que « receveur des grosses dîmes ».
Les deux fils d'Antoine, Antoine ~1682 et Louis © 1685 sont mulquiniers.
Eux et Antoine leur père savent signer au x de Louis à Ribemont, en 1698.
Dans cet acte, Charles Violette, conseiller et procureur du Roy est présent, ce qui marque l'« importance » de Louis.
Par ailleurs son épouse, Françoise Gaudin, sait signer, ce qui est plutôt rare à cette époque.
Donc également la marque d'un certain niveau social. Source :

On retrouve ces signatures au mariage d'Anthoine,en 1679 à Thenelles.
Son épouse ne signe pas.
les signatures proviennent d'un acte photographié en mairie de Thenelles ,l'année 1679 étant absente de la version en ligne des AD.

On remarquera que Anthoine le père signe les deux fois juste sous l'époux, d'une maniere plus grossière que celle de ses deux fils, dont l'écriture parait plus affirmée. Question d'âge ?
Il est dommage de ne pas disposer de la signature de Louis, le père d'Alphonse et de Denys.
Cependant, celles d' Anthoine~1682, de Louis © 1685 et de sa femme indique indirectement que les mariages de la génération d'avant, d'Anthoine © 1634 et Louis~1629 avec des filles Mainnevret seraient efficaces sur le plan social.
Sans que cela soit prouvé, j'estime que l'on peut les considérer comme frères, leurs dates de naissance étant compatibles avec cette hypothèse.
Il faut aussi noter que Charles © 1663, un fils de Pasquier, sait signer.
Il épouse Anne Mainnevret une petite-fille de Jullien.
Ces Guerdoux et les Mainnevret étaient fort proches !!
Enfin , deux couples peuvent être rattachés au même groupe.
Les témoins sont Denis (fils de Louis de Pasquier possible) et Pasquier Guerdoux.
Elle épouse Larchange Jean à Saint-Eloi de Saint-Quentin, en 1685.
Les témoins sont Jean Boulanger (époux d'Anthoinette Guerdoux, sour de Pasquier) et Simon Decroix, l'époux d'une autre Claudine Guerdoux (de Pasquier).
Les deux sont donc proches de Pasquier.
Comme on ne connaît pas le patronyme de l'une des épouses, rien ne s'oppose à ce que l'on confonde les deux Jean. Mais rien ne le prouve non plus !
Finalement, la grande dispersion des premiers couples Guerdoux se trouve réduite par cette analyse des témoins et des parrains et marraines de cette série, qui constitue le groupe B .
Le couple de
Le groupe C est fait de trois couples, dont deux ont des descendants actuels

Lors du mariage en 1680 de Louis, fils de
Marie ~1633, épouse de Jean Petit, meurt en 1693.
Louis Guerdoux, neveu est alors témoin.
Au mariage de sa fille Marie 1675, en 1698, Quentin et Louis Guerdoux, cousins sont présents.
Ils sont les fils de Louis. Donc Marie ~1633 est la sour de Louis © 1630 et donc de la même fratrie que Louis. C'est le groupe C.
Le groupe D ne comporte qu'une famille
Le couple d'origine est un
Cette famille n'est pas de Thenelles.
En effet, on trouve des Guerdoux à Bernot dont les registres commencent en 1668.
En particulier, sept naissances d'enfants d'un couple
Aucun acte Guerdoux (naissance, mariage ou décès) n'est trouvé en dehors de cette famille dans ces registres.
Il est donc très probable que l'on est en présence d'un couple fondateur.
Bernot étant proche de Thenelles (5 kms) , cela n'a rien d'étonnant !
On trouve dans les témoins du mariage du premier fils (Charles, en 1715) un Antoine Lefebure, de Thenelles, qui est qualifié d'oncle.
Il est probable que c'est le même Antoine, parrain d'un Charles en 1683.
Il est, là aussi, qualifié « de Thenelles ».
De plus François Maret est parrain de Marguerite en 1689, et Florimond Vilquin est parrain de Marie en 1700.
Et tous deux sont également de Thenelles.
Le lien est clair.
Mais ce n'est pas tout !
En effet, à Thenelles, on trouve un Antoine Lefebure qui est le mari de Marie Vuilquin.
Au décès de celle-ci figure un Paul Guerdoux qui est son petit fils et un Antoine Lefebure qui est son fils.
Marie Vuilquin aurait donc épousé un Guerdoux en premier mariage.
Cela devient une certitude quand on constate que Charles Guerdoux est qualifié de frère d'Antoine Lefebure au mariage de ce dernier à Thenelles en 1695 (c'est un demi-frère, en réalité).
La naissance de ce Guerdoux inconnu est ~1637.
Les candidats pour être son père sont donc nombreux, et il n'est pas possible de choisir, en l'absence actuelle d'autre information.
Le groupe E ne comporte qu'une famille
Elle s'interrompt rapidement et je n'ai pas trouvé de relation claire avec d'autres familles Guerdoux.
Son chef de fille, Denis~1647 pourrait être le Denis fils d'Antoine de la famille la plus ancienne : c'est possible en ce qui concerne les dates.
En effet la date de naissance d'Antoine peut être très grossièrement estimée d'après sa sour Marie © 1615.
Soit donc un fils de Denis né ~ 1640.
Cette possibilité est fragile, car il n'y a que le prénom pour en faire l'hypothèse.
Une remarque d'avenir
On remarque que sur les 14 couples étudiés pour les regrouper, il n'y a que trois filles concernées.
Trouvera-t-on d'autres mariages de filles Guerdoux en dehors des communes étudiées ?
